Art & Design

ENSA Dijon

Nos Ateliers de Recherche et de Création (ARC)

Entre réflexion théorique et production plastique, entre champs de l’art et du design, entre contribution personnelle et création intensément collective, les Ateliers de Recherche et de Création sont des entités pédagogiques, des espaces de réflexion et de travail, qui ont pour spécificité d’être obligatoirement transversaux, et dirigés par deux enseignants au moins pour garantir une pluralité de points de vue.

Chaque ARC propose un enseignement à la fois théorique et pratique, et fait appel à un grand nombre d’interlocuteurs extérieurs (chercheurs, experts, artistes, designers, etc.) qui sont conviés dans le cadre d’une conférence, d’un workshop, ou d’une journée d’étude ou colloque.

Les ARC ne se substituent ni au cours, ni aux entretiens individuels ou aux séances d’accrochage critique organisées avec les étudiants. Ils résultent d’une démarche transversale et transdisciplinaire, qui les inscrit entre recherche fondamentale et enseignements spécifiques, permettant l’émergence de la création, de l’innovation, et de leur Projet de Recherche Plastique.

Au travers de toutes les phases du processus de création, de la conception à la monstration finale, les étudiants s’impliquent en intervenant de manière autonome et en même temps interactive avec le groupe, avec pour objet la réalisation d’un projet d’envergure, sous l’autorité et les échanges critiques des enseignants, experts et autres artistes invités.

L’inscription à un ARC est obligatoire pour chaque étudiant dès son entrée en 2e année Art ou Design.

ARC 2016–2017 :

•    Arts Documentaires
•    Fuck patriarcat
•    Dessin(s) & Multimédias
•    Territoires partagés
•    MUUR (MUtations URbaines)
•    Dualité Art Science
•    Façon(s) de peindre
•    De naturel indicielle
•    Nouveaux commanditaires  (Nouvel ARC)

 

ARTS DOCUMENTAIRES

Dirigé par Philippe Bazin & Robert Milin.
Le mardi de 14h à 18h.
ARC associé à l’axe de recherche : Pratiques documentaires et « écosophie » de l’art

Cet ARC a pour objectif une sensibilisation des étudiants à la question des arts documentaires, arts qui entendent porter une critique constructive sur les dispositifs de travail et sur le monde dans lequel nous vivons.

Le cadre général de la proposition de travail s’inscrit dans une double recherche posant deux questions qui nous paraissent conjointes :

•    Quelle est notre actualité, au sens où, au-delà des agitations médiatiques, nous souhaitons que les étudiants interrogent ce qui fait fond pour eux dans le monde actuel et qui les motive à produire une recherche en création.

•    Dans quelle perspective cette actualité peut-elle être interrogée, et nous proposons comme arrière-plan un peu plus théorique l’idée d’« écosophie de l’art » comprise comme « Le souci de recomposer une terre humainement habitable » (Félix Guattari). Parler alors d’une écosophie de l’art consisterait à réinsuffler dans l’art un travail sur les interrelations entre écologie, social, politique, mental, ainsi que le désir d’agir sur elles. Comment habiter la terre, comment l’artiste peut-il avoir un rôle éminent à jouer dans cet habiter, non pour proposer une représentation de l’existant aux fins de créer de nouveaux objets, mais pour proposer une relation esthétique au monde qui engage de ce fait les considérations évoquées ci-dessus. Il s’agira donc de travailler par l’art sur les rapports aux réalités économiques et sociales, de travailler par l’art sur les rapports à la nature et à l’environnement, de travailler aussi par la psyché, par la subjectivité, à la production de réalités nouvelles.

Ces objectifs intégreront donc différents projets de travail proposés aux étudiants, projets qui pourront être accompagnés sur une à deux années scolaires, voire plus si nécessaires. C’est une attitude exploratoire, heuristique, que nous engagerons avec eux, étant entendu que l’ARC n’est pas un cours de plus mais convoque des savoirs et des expériences qui peuvent se situer parfois au-delà de ceux des enseignants et des étudiants. Les formes plastiques ne sont pas déterminées à l’avance, toutes celles qui sont enseignées à l’école d’art sont disponibles, et au-delà. C’est d’un apprentissage commun qu’il s’agit, collectif et collégial, qui doit pouvoir à terme constituer pour l’étudiant l’engagement dans une initiation à la recherche.

 

FUCK PATRIARCAT

Dirigé par Vanessa Desclaux, Sammy Engramer, Marlène Gossmann & Isabelle Le Bastard.
Le mardi après-midi de 14h à 18h (semaines paires).
Le jeudi de 14h à 18h (semaines impaires).
ARC associé à l’axe de recherche : Constituer une archive féministe, LGBT, queer

Les incarnations et les devenirs individuels ont toujours été en prise directe avec des questions de domination, de dressage et de formes de normalisation, parfois légitimées au nom de la sécurité. Aujourd’hui, ces régimes instruisent, forgent et renforcent « les sociétés patriarcales » tant d’un point de vue économique, social, politique, sexuel, familial et identitaire. Le patriarcat se définit de façon profonde et hégémonique autour de croyances et de dispositifs ayant comme relais principaux les religions, la morale, le capitalisme, les formes de gouvernement — à la fois libérales et autoritaires — ; ainsi que les effets du colonialisme (et du post-colonialisme) ; ou s’appuyant sur des dialectiques d’opposition (bourgeois/peuple, homme/femme, riche/pauvre, hétérosexuel/homosexuel, actif/passif, sujet/objet) ; le tout s’articulant autour de la reproduction sociale (sociologie/Bourdieu), la compulsion de répétition (psychanalyse/Freud), la limitation des usages (des objets, du langage) et l’assujettissement (biopolitique/Foucault).

L’ARC a pour but d’organiser une forme de festival qui engagerait une approche pluridisciplinaire au croisement des pratiques artistiques et pratiques de recherches et militantes. Ce festival sera organisé avec et par les étudiants qui en assureront la programmation et la logistique. L’ARC a aussi pour but d’engager les étudiants dans des productions personnelles, théoriques ou plastiques.

 

DESSIN(S) & MULTI-MÉDIUMS : LE DESSIN COMME MOYEN

Dirigé par Carlos Castillo, Pierre Guislain & Pierre Tillet
Le jeudi de 14h à 18h.

Il s’agit d’en revenir à la définition traditionnelle du dessin, celle qui prévalait jusqu’à la fin du XIXe siècle et qui en faisait une étape d’un processus artistique, une forme première, forme se formant en vue d’une autre forme, matière première d’un projet, voire – ce qui paraît plus contemporain – détournement d’une œuvre déjà réalisée.

Loin d’être rétrograde (le propos n’est pas de faire retour à une époque de l’histoire antérieure à l’autonomisation du médium et à sa pleine reconnaissance comme véhicule d’œuvres au sens plein du terme), cette perspective permettra de se libérer de la nécessité de faire œuvre graphique. Elle rendra possible un travail entre les arts, l’idéal étant que le dessin soit un élément d’un protocole à inventer, élément qui ne comporte pas en lui-même plus (ni moins) de valeur que les autres.

 

TERRITOIRES PARTAGÉS

Dirigé par Germain Huby & Hélène Robert.
Le jeudi de 14h à 18h.

Notre époque hyper-modernisée a multiplié des modes inédits de socialisation, centrés sur l’immédiateté, la simultanéité et la mobilité. Dans un contexte de globalisation, les modes de vie ne s’organisent plus autour de la proximité mais autour du déplacement, le territoire disparaît au profit des réseaux. Les différents champs sociaux (travail, famille, loisir, quartier…) s’en trouvent modifiés. Des changements d’ordre relationnel, économique, politique, symbolique, culturel ou religieux opèrent sur notre façon d’investir les espaces individuellement ou collectivement.

Ces nouvelles structurations sociales reconfigurent l’habitat, modifient l’organisation des villes et laissent place à une nouvelle urbanité aux idéologies parfois autoritaires, tournée vers des logiques de profit ou de contrôle. Pour infléchir ce processus, les architectes, les urbanistes, les artistes et les designers réfléchissent à d’autres agencements possibles, à de nouveaux paradigmes. Ils considèrent les espaces comme des lieux à vivre ensemble, des lieux de socialité. L’ARC propose aux étudiants d’imaginer et de réaliser des espaces, des environnements, des performances, des actions, des événements, des installations, des œuvres plastiques (photo, vidéo, son, dessin, volume…) qui impliqueront « l’autre », dans son statut de citoyen, de spectateur, d’habitant, d’usager, de passant, de témoin, de créateur, de visiteur… L’implication, la collaboration, la participation ou le partage se feront dans l’espace d’exposition et/ou dès le processus de création.

 

MUUR (MUtations URbaines)

Dirigé par Laurent Matras & Jean-Pierre Tixier.
Le mercredi de 14h à 18h.
ARC associé à l’axe de recherche : Mutations urbaines

Nous évoluons dans un monde qui bouge et qui change très rapidement. La revue trimestrielle We Demain révèle quelles sont les initiatives technologiques, économiques, énergétiques, médicales, environnementales, alimentaires, artistiques, qui changent le monde et remettent chaque jour un peu plus l’individu au coeur du système dans une nouvelle économie de partage.
L’Arc MUUR, Atelier de Recherche sur les MUtations URbaines, propose, dans la veine des multiples initiatives présentées dans la revue We Demain d’imaginer de nouvelles pratiques, nouvelles propositions, nouveaux projets, nouvelles utopies dédiées à l’espace public.
La ville évolue vers la ville durable, la ville sociale, ces changements questionnent de façon vive et active les réflexions/actions sur l’espace public, l’habitat, les échanges, les déplacements…
À partir d’un corpus théorique et d’expérimentations que nous rassemblerons, nous nous attacherons à comprendre, intuiter, expérimenter de nouvelles formes, nouvelles attitudes, nouvelles typologies.

Expérimentation prospectives, installations, projections, provocations.
Travail in situ avec des partenaires (Grand Dijon, associations de quartier, entreprises).

 

DUALITÉ ART SCIENCE

Dirigé par Laurent Karst et Philippe Mailhes.
Le mardi de 14h à 18h.
ARC associé à l’axe de recherche : Mutations urbaines

La dualité est une notion complexe, presque versatile, qui prend des sens multiples parfois antagonistes dans différentes spécialités des Mathématiques. À la fois complémentaire et opposée, la dualité est une propriété réflective, un objet étant souvent le dual de son dual, c’est aussi une propriété non universelle à définir par rapport à une relation, une mesure, une structuration d’un espace plus grand que le réel de l’objet lui-même. En mécanique quantique la dualité onde corpuscule vient de la non commutativité des observables de position et d’impulsion. La dualité fait sens aussi en philosophie, sociologie.

L’ARC « Art Science » à l’ENSA Dijon se fonde sur l’affirmation de cette dualité Art-Science et de sa relativité par rapport au regard, à l’observable, à la métrique que l’on pose sur nos actions, nos êtres, nos imaginaires. Cette dualité Art/Science autorise aussi bien la réflexivité entre les deux champs que leur appartenance à un même espace imaginaire partagé et même leur identité.

Ainsi les gestes artistiques aussi bien que scientifiques procèdent de la même interrogation du vivant, des perceptions, de notre état de conscience, gestes dérisoires et désespérés, essentiels et confiants, ils tentent de faire sens, de porter le regard au-delà du réel, au-delà de l’altérité. Ainsi la science qui procède par une épure du réel et sa modélisation, par une construction éventuellement complexe d’un nombre minimum de règles simples, est en premier lieu un geste profondément poétique, artistique.

Symétriquement la recherche artistique emprunte une démarche analogue à la recherche en science, avançant par essais erreurs et confrontations avec les observations du réel, mais diffère de celle-ci par l’intention plus vaste, libérée du paradigme de la preuve.

L’ARC propose, avec des étudiants en art et design et en science, d’échanger des réflexions et recherches, de présenter et commenter des travaux de Laboratoire, des objets connectés et installations qui questionnent les champs de l’art et de la science. Au sein de l’ARC les étudiants réalisent des essais et des manipulations simples autour de la question de l’eau, de la brume, du mouvement, de l’écoulement et de la lumière. L’ensemble des propositions issues de ces réflexions et manipulations seront développées en objets, en installations, en fontaines, ou encore en dispositifs urbains, ces dernières étant situées dans l’espace public, pour la ville de Dijon dans des espaces concrets, mais pourront être adaptées à toutes autres villes. Leur intention artistique convoque un imaginaire scientifique, plastique et émotionnel.

Leurs réalisations sous forme de prototypes s’appuient sur une maitrise des outils du design et de la conception de l’espace et sur une connaissance des nouvelles technologies et avancées scientifiques. Certains projets seront dépendants de l’endroit d’implantation et du contexte local pour raisonner avec les habitants, leur histoire et le devenir du lieu. Le lieu influera sur la forme, l’échelle, leur matérialité et leur spatialisation.

Les projets pourront être réalisés en vrai grandeur dans les ateliers de l’École de Dijon mais aussi à l’École Polytechnique avec l’appui de chercheurs et d’élèves en doctorat de science sous forme de séminaires et de résidences. Ils constitueront un ensemble de propositions artistiques singulières, dans le champ d’un mouvement Art/Science qui s’appuie sur ce principe de dualité, de symétrie et sur un processus où artistes et scientifiques en changeant de rôle ont laissé place au lâcher prise.

L’œuvre a ainsi perdu toute tentation descriptive, didactique, elle n’est plus univoque ni prescriptive mais elle ouvre directement sur un imaginaire partagé entre artiste et scientifique, qui laisse toute sa place au regard du spectateur qui, comme l’observable quantique, modifie le sens porté par l’œuvre. Par cela, les projets partageront une parenté, par la place et la liberté laissées au regard, avec le mouvement des Science Galléries qui tente de réinventer les usagers et les codes de la médiation scientifique.

Ces actions, où l’échange public-science est symétrique, où le public peut dialoguer avec l’œuvre, permettent de transmuter le savoir en culture populaire accessible à tous, car privilégiant l’imaginaire. Elles changent aussi la projection que les scientifiques font de leur rôle et la perception par le public de celui-ci, la dualité Art/Science ayant déplacés les lignes, annulé les seuils.

 

FAÇON(S) DE PEINDRE

Dirigé par Alain Bourgeois, Anne Brégeaut, Bernard Metzger, Bruno Rousselot & Lionel Thenadey.
Le mardi de 14h à 18h (chaque semaine).
Le jeudi de 14h à 18h (semaines paires).
ARC associé à l’axe de recherche : Les Nouveaux commanditaires

Cet ARC regroupe les peintres de l’école, plus un vidéaste, qui revendiquent au travers de leurs pratiques très diverses, chacun une « façon de peindre ».

L’idée est d’inviter les étudiants engagés dans un projet de peinture au sens large, à découvrir, expérimenter, et développer leur propre singularité. Chacun des intervenants proposera ses propres champs d’expérimentations :

•    Alain Bourgeois : L’héritage et les relations de l’objet tableau à l’architecture
•    Anne Brégeaut : La narration en peinture
•    Bernard Metzger : Peintures d’images / Images de peintures
•    Bruno Rousselot : Le tableau aujourd’hui
•    Lionel Thénadey : Du low tech au numérique

Cet enseignement de la peinture s’organisera également autour de :

•    L’analyse d’oeuvres (à la bibliothèque de l’école) ;
•    L’invitation d’artistes autour d’une de leurs œuvres ;
•    La présentation des mouvements de peinture (histoire de la peinture avec quelques fois un invité historien)
•    L’organisation d’après-midi techniques : les techniques de la peinture et leur histoire.
•    L’analyse du projet artistique et de la professionnalisation.

John Armeleder, Yan Pei Ming, Bertrand Lavier et Olivier Mosset sont invités à intervenir auprès des étudiants, ainsi qu’à participer à une série d’entretiens filmés intitulés « Une heure avec ».

 

DE NATURE INDICIELLE

Dirigé par Luc Adami, Pierre Guislain, Pascale Séquer.
Le jeudi de 14h à 18h.

Cet ARC est reconduit depuis cinq ans en développant la recherche en liaison avec le milieu professionnel du cinéma et de l’audiovisuel.

« Dans le récit filmique, l’organisation temporelle de la narration repose majoritairement sur le montage … »

L’idée est de construire un récit en articulant les temporalités de l’image fixe (la photographie) et de l’image en mouvement cinéma/vidéo, de rechercher des contaminations, perturbations, influences exercées par des genres cinématographiques: le fantastique, la science-fiction, en privilégiant une organisation spatiale (accrochage) plutôt qu’une organisation temporelle.

À la base du travail, un regard en commun sur un choix de films orientera la problématique de l’année et la discussion de quelques notions théoriques sur la mise en scène au cinéma.

 

NOUVEAUX COMMANDITAIRES

Dirigé par Alain Bourgeois, Anne Brégeaut, Marc Camille Chaimowicz et Nathalie Vidal.
ARC associé à l’Unité de Recherche Art & Société menée en collaboration avec la MSH / centre CNRS de l’Université Bourgogne Franche Comté.
En collaboration avec Estelle Zhong, Docteure en histoire de l’art et Responsable du programme de recherche Nouveaux commanditaires et crise écologique (UR Art & Société), Xavier Douroux, Directeur du Consortium et Médiateur Nouveaux commanditaires.

Cet ARC s’appuie sur le programme Nouveaux commanditaires mis en place à partir de 1991 par la Fondation de France. Ce programme s’est développé d’abord en France (la Bourgogne étant le premier terrain d’expérimentation avec plus de 100 commandes passées dans la région à des artistes internationaux de haut niveau), puis dans plusieurs pays européens et en Amérique du Nord à partir de 2010.

Le protocole des Nouveaux commanditaires part du principe que n’importe quel groupe de personnes de la société civile qui le désire peut faire appel à un médiateur et un artiste pour l’aider à assumer la responsabilité d’une commande d’œuvre d’art. Cette commande doit répondre à un problème d’intérêt général formulé par le groupe de commanditaires grâce à l’aide du médiateur. Ce dispositif radicalement nouveau marque les débuts d’un nouveau chapitre de l’histoire de l’art : l’émergence d’un art d’avant-garde d’essence démocratique dont les productions passent d’abord par la formulation des désirs des citoyens et non plus seulement des artistes.

Les Nouveaux commanditaires mettent ainsi le citoyen au centre de la production artistique et donnent un rôle nouveau à l’œuvre : celui de « concourir à l’invention de formes satisfaisantes à la construction d’une démocratie dont l’idéal est de permettre à tous de ne plus être le spectateur ou un laissé pour compte d’une histoire qui le dépasse mais d’en devenir, en tant que citoyen, un acteur à part entière » (François Hers, fondateur des Nouveaux commanditaires).

Le protocole des Nouveaux commanditaires est porté par la Fondation de France, un pool de médiateurs en France et en Europe, de nombreux chercheurs et universitaires de champs disciplinaires très variés, et une multitude de structures indépendantes. Il propose de donner la parole et la capacité d’agir à un trio composé des Commanditaires (groupe de citoyens réunit par son désir de répondre à un problème d’intérêt général qui le concerne), du Médiateur (expert des milieux de l’art qui aide les Commanditaires à la formulation de leur demande, et propose un artiste en réponse en veillant à ce que les exigences de la création soient respectées) et de l’Artiste. Plus de 300 commandes d’art contemporain ont ainsi vu le jour en Europe ces dernières années.

Cet ARC va permettre à un groupe d’étudiants en art et design, encadrés par plusieurs enseignants de l’ENSA, des professionnels des milieux artistiques, des historiens de l’art, et des médiateurs Nouveaux commanditaires, de s’inspirer de certaines commandes Nouveaux commanditaires réalisées ou en cours (comme celle d’Olivier Mosset sur la RN6, d’Anne Brégeaut en Bourgogne et dans le Bordelais, de Marc Camille Chaimowicz à Aligny en Morvan et Arnay le Duc, de Sammy Engramer à Lille…) et de répondre eux-mêmes à une commande de réhabilitation d’un lieu de plus de 1500 m² datant du XVIIIe siècle : la Ferme du Hameau, à quelques km de Dijon et Montbard. Le commanditaire : la Communauté de Communes de la Butte de Thil, et le Médiateur : Xavier Douroux, vont accompagner le groupe d’étudiants de l’ARC pour les amener à répondre à la commande : refaire vivre ce lieu historique dans la région, laissé à l’abandon depuis une dizaine d’années.

C’est la première fois depuis la naissance du protocole qu’une école d’art s’empare des Nouveaux commanditaires pour en faire un terrain d’expérimentation et de recherche au service d’une pédagogie de l’art innovante et visionnaire.

 

ENTRETIEN(S) DE JARDIN

L’ARC Cultures Alimentaires et Écologie Urbaine (animé par Nathalie Vidal, Hélène Robert et Martine Le Gac) n’est pas reconduit. Toutefois, les étudiants intéressés pourront participer à la création d’un objet éditorial « Entretien(s) de jardin » qui fera mémoire des différentes expériences et réflexions menées à partir et autour du jardin de l’école, transformé en verger conservatoire, dans le cadre de l’ARC Cultures Alimentaires et Écologie Urbaine.

Enseignants : Nathalie Vidal, Martine Le Gac, Frédéric Tacer
Le jeudi de 14h-18h une à deux fois par mois + quelques vendredi matin.
>>> Ces rencontres sont facultatives et ne permettent pas l’obtention de crédits ECTS.